Alors que je me laissais aller à un petit penchant narcissique en googelant1 mon nom, mes homonymes se sont brusquement rappelés à moi.
C’est vrai que, chez le médecin, je dois donner ma date de naissance pour éviter qu’il ne m’annonce le résultat HIV d’une autre. Des amis me félicitent régulièrement pour le décor d’une pièce de théâtre ou une expo dont je n’ai même pas entendu parlé et pour laquelle l’ « autre » a donc travaillé.
Porter un nom aussi commun est un bon moyen de planquer une double vie ou un penchant schizophrène. Autre avantage : découvrir quelqu’un dont les idées « collent » étrangement à votre situation… Donc, je googelais, un peu embuée dans un blues dont j’ai le secret et que j’attribuais au fait que je me sentais débordée et pas assez soutenue dans cette phase du projet Afrikamäli. C’est donc naturellement que je fus attirée par ce titre Victime du syndrome du Oui, où mon homonyme décrivait avec talent ce que je ressentais ! Notre prénom étant fortement « daté » - toutes les Valérie doivent être nées entre 1968 et 1975- nous faisons vraisemblablement partie de la même génération. C’est à ce fait que j’attribue cette proximité d’idées. Voici, comme avant goût de réflexion post-féministe, le texte d’introduction de ce blog :
This blog is a tentative to address all the women who have to combine a rich and challenging professional life with all the requirements of being a role model mother, a reliable partner, an omnipresent friend, a grateful daughter, a talented cooker, a sexy gal, a distinguished spouse, a flexible daughter-in-law, a trustfully copilot, a well organized and ordered housewife, an available sister, a committed woman etc… Read more...

C'est moi!
1- une réflexion intéressante sur l’identité numérique